L'Equipage de La Jolie Brise

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 3 août 2008

Lancement réussi !

Une belle fête populaire pour le lancement de la coque de La Jolie Brise, ce dimanche de marché à Port en Bessin. Au bout des bassins, sur la cale du slip way de nombreuses personnes s'étaient réunie pour la mise à l'eau de la chaloupe.
Elle était depuis le matin, juste posée sur des rouleaux, amarrée par l'avant. Après que l'Equipage des bénévoles de l'assos ait satisfait les photographes et la presse en posant pour la postérité, après que le Président ait bafouillé quelques mots, après que le CA de Bayeux nous ait remis un gros et symbolique chèque, après que Maxime ait cassé sur l'étrave la bouteille de cidre du Bessin des Ets Viard, Patrick a coupé le bout qui la retenait. Elle a alors glissé, droite comme un i, direct à la mer.
2 jours avant nous avions pris le soin de la remplir d'eau douce pour commencer à faire regonfler le bois et l'étancher. Le "maitre calfateur" était visiblement très satisfait et fier de lui puisqu'aucune voie d'eau ne s'est déclarée !
Il y eu aussi un grand moment d'émotion car monsieur René Ferron son dernier propriétaire armé à la pêche est venu assister au lancement entouré de toute sa famille, enfants, petits enfants et arrière petits enfants. René, le vieux marin a caressé l'étrave de son bateau et a fait le cabotin d'avant les photographes. Merci René, portes-toi bien !
On a partagé le verre de cidre de l'amitié, certains ont pu profité de la petite expo relatant les travaux préparée par "les filles" de l'association.
Tant d'émotions nous a ouvert l'appétit, tout ça c'est donc terminé avec un barbecue au local.

mercredi 25 juin 2008

Dedans, dehors, en haut, en bas...Photos !

On rabote, on pose, on cloue, on vérifie le casage, on peint,..., grande effervescence sur le chantier du petit bateau de pêche. Photos :


Patrick présente, amène et cloue un bordé pendant que Christophe en prépare un autre.


Le bordé de sapin, d'une seule longueur, la forme est définie avec un gabarit, relevé au compas pointe sèche, sa forme particulière lui permet de suivre parfaitement les courbes de la coque. Il faudra l'amener avec des cales et serre joint pour le mettre en place.


Présentation d'un nouveau bordé par l'équipe de choc, Patrick, Maxime et Christophe. Après avoir entête les carvelles, on passe un coup de miniume rouge dans les trous avant mettre du masticpour boucher le trou et masquer les têtes.


Après avoir clouté près de l'étrave, il faudra mettre les serres-joints pour le serrer sur le bordé du haut.


Après le coup de main, Maxime repart passer une couche pour opacifier le black qui jaunit les peintures des intérieurs. Un essai avec le bleu clair a été fait sur le tableau arrière. Accepté au vote et à l'unanimité, mais avec de grandes difficultés...;o))

dimanche 22 juin 2008

Dernière ligne droite avant la mise à l'eau !



Après avoir abondamment "guipponner", il a fallu gratter l'exès de brai. Pour la coque, on a fait confiance aux caréneurs de Copéport et on a suivi à la lettre leurs recommandations. Une bonne couche de primaire sur toutes les oeuvres vives avant de passer l'indispansable antifouling.
Reste toujours 4 petits bordés de sapin à poser dans les hauts de chaque côté. C'est ce qui serait bien, c'est que la lisse soit en place. La lisse c'est la pièce de bois qui vient couvrir les têtes de membrures sur le haut des pavois. Pièce ouvragée et indispensable pour la solidité de l'ensemble. Chaque tête de membrures y est encastrée, encore un travail minutieux pour charpentier patient et habile...
La livraison impromptue mais bienvenue d'un godet de béton a permis de regarnir les fonds entre les membrures pour faciliter l'écoulement d'eau dans les fonds et lester le canot.
Le gouvernail est en finition avant de passer chez le forgeron pour le "ferrer". Les mécanos ont commencé à faire leur apparition. Le presse étoupe, la bague de ligne d'arbre, la vanne de coque ont été revu ou refait. Elle ira à l'eau avec sont hélice, "ce sera plus joli" dixit Patrick.
La mise à l'eau sera la 2ème naissance de la Jolie Brise, sa re-naissance. En goutant à nouveau au milieu liquide et salée, elle va pouvoir ainsi ré-imbiber son bois devenu trop sec. Et au grand jour, chacun pourra  la découvrir ou redécouvrir. On me dit qu'il y a aura des biscuits secs et du cidre du Bessin, celui qui réconforte les marins de Port avant de prendre la mer, donne du coeur à l'ouvrage, protège du mal de mer et de tout naufrage...

vendredi 6 juin 2008

Nous avons guipponné !



Séance de guipponnage au local de la Jolie Brise. Tout d'abord il a fallu aller chercher la gamelle à brai, le réchaud et un sac de brai chez P. James au Chantier du Bessin. Patrick nous regarde toujours avec un air amusé quand on lui parle de la Jolie Brise. Evidemment tout ça ressemble du bricolage à côté des bateaux qu'il construit.



L'autre Patrick, le "trésorier charpentier à tout faire de la restauration" avait préparé 2 superbes "guippons", balai fait avec le coton qui nous sert à calfater. Alors c'est quoi "guippponer", c'est passer le guippon...Dans la gamelle, on porte le brai à ébullition, on vérifie la T° avec un crachas bien visé, ça doit faire "comme les frites" ! A gauche, sur la photo ci-dessus, on découvre le gouvernail sous presse pour le collage.



Puis on trempe le gappon, mouillé au préalable pour éviter qu'il crame, dans le goudron en fusion. On étale sur les joints calfatés. Le but est de faire rentrer le brai dans le petit interstice qui reste. Maintenant dans les chantiers on le fait au mastic. Mais cette technique ancestrale à l'avantage d'être rapide, en plus le calfat en coton "pompe" le brai liquide et assurera ainsi une très bonne liaison et étanchéité quand, remis à l'eau, le bois aura gonflé.



Il convient donc de faire des mouvements de va et vient assortis d'une rotation du poignée pour faire pénétrer la maximum de brai dans les joints. Un vrai métier. L'inconvénient c'est qu'après avoir passé le gappon, il faut gratter l'excès de brai. Ci-dessus le brai est brut après avoir guipponné, ci dessous après avoir passé le grattoir.



Vous auriez dû entendre les manifestations de joie du guipponneur : "Ah depuis le temps que j'attendais ça, qu'est-ce que ça sent bon, c'est beau, oh que ça lui (chaloupe) fait du bien, 18 ans, 18 ans je vous dis que je n'avais pas passé le guippon"....A se demander si il n'y avait quelques additifs dans la gamelle qui rendaient les fumées euphorisantes...



samedi 24 mai 2008

La Jolie Brise accueille le très respectable François Renault



Tout le monde ne connait pas François Renault, mais dans le domaine de la restauration navale, il est incontournable. François a toujours voulu construire des bateaux, dès l'age de 7 ans. Après un passage à la Marine Marchande comme mécanicien, il met sac à terre et passe à 54 ans son CAP de charpentier de marine...C'est lui qui a écrit notre bible "Les Bateaux de Normandie".
François nous a fait l'honneur de passer nous voir et avec beaucoup de tact, il nous a prodigué ses conseils. Autant vous dire que nous l'avons écouté religieusement et que nous avons bu toutes ses paroles, comme du bon vin ! C'est très encourageant de voir quelqu'un qui s'extasie devant une forme si belle, si fine, devant "le coup de patte du père Longuemarre". Le contre étambot lui a plu, l'étrave un peu moins, nous la rectifierons ! La grande question était pour la voile quel gréement ? Au tiers, aurique ? Tout ceci conditionne l'emplacement du pied de mat et l'esthétique de la belle.



Alors on en est où ? Tout d'abord le contre étambot est en place , affiné, taillé. Il est pret à recevoir le gouvernail. Les "gonds" ont été usinés. Reste un peu de forge pour préparer le pied de quille qui recevra la crapaudine. En parlant de forge, Dominique, Maxime et moi -même avons riveté  les ferrures de la quille. Maxime au chalumeau et en pompier, Dominique au marteau et moi au contrecoup avec la masse. Reste maintenant à finir les soudures. Dominique s'en chargera.



Côté bois les fonds sont finis de border. Le calfat et l'entêtage des clous, le masticage sont finis à tribord. A babord le calfat avancent bien.
Reste dans les hauts, les 4 bordés en sapin à mettre en place. On a aussi fait le grand ménage puisque le gaillard a été enlevé. On a pu découvrir ainsi les formes harmonieuses de la chaloupe et mettre en place facilement les serres intérieures, ouvragées avec une petite "mouchette" qui a mis en joie François...Deux grand bastaings ont été provisoirement boulonnés en travers.
Concernant le mise à l'eau a date du 21 juin est annulée. Le choix a été fait d'avancer dans les finitions et la peinture avant de lui faire gouter l'eau salée. Elle a tellement séché que l'opération va nécessiter beaucoup de doigté.
En même temps que la peinture, qui fait toujours déba,t une séance de brayage est prévue. Brayer, c'est étaler du brai, résidu bitumeux du distillat du pétrole ou de la houille. On chauffe dans une grosse gamelle, cette pate noire et odorante et on étale avec un gros batigeon. Encore une séance de photos en perpective !

lundi 21 avril 2008

la Jolie Brise reçoit son contre-étambot



Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, rien n'arrête la restauration sur le chantier de la Jolie Brise !
On phosphore, on travaille du chapeau, on tergiverse à propos du gouvernail. Le précédent traversait le tableau arrière, d'autre part la chaloupe était utilisée au moteur. Maintenant changement de programme, exit le couteux mazout, vive la voile. On va donc remettre un gouvernail à l'extérieur du tableau. On va lui donner des formes généreuse pour profiter de tous les filets d'eau qui remonteront sur la voute. Ainsi elle sera plus manoeuvrante sur son erre. Un contre-étambot a été façonné et posé à cet effet. Il donnera une meilleure tenue de cap en allongeant la quille. Belle pièce de chêne ouvragée qui assure le dégagement de l'hélice et la fixation des ferrures de gouvernail. Sur la photo, Patrick au rabot, après avoir centré et fixé la pièce, dégrossit les formes. Il finira à la ponceuse. Deux grands boulons de 40 cm et des carvels maintiendront l'ensemble, contre-étambot, tableau arrière et quille en place.
Les bordés dans les hauts sont le domaine du 2ème compagnon, le bordé de bauquière de bâbord est en place, les bordés des œuvres mortes en sapin vont suivre.
Côté forge, là aussi on a bien avancé. Surtout d'un point de vue idéologique ;o)). Puisque Dominique a enfin admis qu'on pouvait faire autrement qu'à l'école et riveter les protections de la quille in situ. La forme pour réparer les rivets est prêtes, les tôles du talon arrière et de l'étrave aussi. On verra cela quand Mrs les charpentiers auront balayé et dégagé copeaux et débris de bois pour jouer du chalumeau. Sécurité avant tout !
Les couleurs sont encore en discussion. Maurice le frère de René l'ancien proprio nous a dit qu'elle a toujours étébleue. D'ailleurs à Port en Bessin on parle de la chaloupe bleue. Alors on fera les fonds au black, l'intérieur du gaillard en blanc pour être bien lumineux, les intérieurs au dessus du plancher en bleu clair, l'extérieur bleu plus foncé, noir et blanc,  pour la moustache 2 couleurs, le petit liseré en creux dans le bordé du haut à voir avec les anciens.
On a aussi commencer à préparer les béquilles d'échouage. Cela sent la mise à l'eau, un inconscient a évoqué la date du 20 juin 2008. Ne le répétez pas c'est confidentiel....;o)) On confirmera plus tard !

mercredi 9 avril 2008

La Jolie Brise, comment associer le bois, l'acier et le coton ?



Comment associer du bois et l'acier, comment étancher des planches de bois avec du coton ? Voilà tout l'art du charpentier de marine. Notez que ces messieurs dédaignent la ferraille...Ils laissent le vil matériau aux forgerons.
On a donc mis en place la bande molle sur la quille. Dominique est venu pointer les fers plats à champ qui garnissent les 2 côtés. Il a découpé, ajusté et cintré la partie qui remonte sur l'étrave, peinte au minium orange sur la photo. Les gabarits pour faire les côtés "en queue de poisson" sont prêts. Un grand débat a eu lieu sur le rivetage pour le maintien de la bande molle sur la quille et l'étrave ou comment associer le bois et l'acier. Faut-il juste boulonner, faut-il préparer des rivets qu'il faudra mater sur place, faut-il fraiser ? Une solution intermédiaire avec des vis Japy retient l'attention. Un côté serait alors fait, Il suffirait de forger une tête alternativement d'un bord puis de l'autre...Vous n'avez rien compris, on vous expliquera en image. ;o)). En attendant fer plat et quille ont été percé en quinconce pour éviter de fragiliser la quille en perçant toujours dans le même fil du bois...
A tribord, la bordé de bauquière (?) plus épais et en chêne est posé, à tribord un incident lors de la pose nécessite de le refaire, on m'a demandé de taire cet aléa. Il fait partie des petites histoires secrètes des charpentiers. Donc on en parle pas, vous avez compris cette fois...



A babord par contre Christophe à commencer à débiter les plateaux de pin Douglas. Brut en 27 mm ils seront ramenés à 20, l'aubier est enlevé. Avec, nous ferons tous les bordés des oeuvres mortes, au dessus de l'eau. Il sent bon la résine, c'est "bon signe" sur la qualité du bois. Le sapin est plus "doux" que le chêne ou l'orme, il sera plus facile à mettre en place, les formes moins marquées dans les hauts faciliteront la tache. Dans les membrures les trous des anciens clous sont bouchés avec des pignoches de sapin.
Patrick lui prépare le contre étambot. C'est cette grosse pièce de chêne qui partira du talon de quille pour aller jusqu'au haut du tableau qui recevra le gouvernail. Le gouvernail sera fixé à l'extérieur du tableau arrière et non traversant comme précédemment. En même temps, il a commencé à calfater avec le burin en alu, la tresse de coton rentre facilement entre les bordés qui ont beaucoup séchés durant tout l'hiver. Voilà comment sera étanchée toute la coque. On a aussi fait rentré le bois pour les serres, les bordé d'orme qu'il  reste à faire, le bordé de bauquière de bâbord et 2 poteaux en chêne pour faire les béquilles. Jusqu'à présent nous avons vécu sur nos cotisations et les dons de nos membres bienfaiteurs, il va être temps de faire rentrer un peu des aides promises et sollicitées auprès de collectivités territoriales !

vendredi 21 mars 2008

Les membrures blanches



Au chantier de la Jolie Brise pas d'arrêt, même si le blog n'est pas mis à jour, les travaux, eux, avancent !
Les membrures, c'est terminé. Le parage intérieur et extérieur a été fait, des chevilles métalliques ont été repassées un peu partout.
Maxime le roi du pinceau passe une couche d'impression sur tous les bois neufs et ceux qui ont été soit brulé, soit décapés. Tout ça a pris un peu plus de temps que prévu avec plein de petites surprises.
Dans le même temps le bâti moteur a été déposé et mis en peinture. La bande molle, fer plat de 100 mm de large pour 10 d'épaisseur gracieusement fournie par Digne et Françoise, atelier de forge et mécanique navale de Port en Bessin a été préparée par le service forge de Copéport. C'est Dominique qui a percé, fraisé les trous pour les clous et peint la ferraille. La quille a été blacksonnée, elle est prête à recevoir sa protection. Une tôle de 6 mm sera découpée pour façonner les ferrures de l'étrave.
Le bordé de chêne plus épais qui se trouve dans les haut des membrures, est à la finition avant la pose. Le gabarit pour faire la cale du tableau arrière qui recevra le gouvernail fait encore débat...



Sur la photo (en haut du billet), sur le côté droit on voit au sol les plateaux de pin Douglas qui serviront à faire les hauts. Pas facile de trouver des plateaux de 6 m, c'est au Pays du Bois à Carpiquet que nous avons trouvé cela. Ils ont pris une adhésion. Bravo. On est sans nouvelles des mécanos, pas de nouvelle, bonnes nouvelles ;o))

Donc on va faire rentrer le bois pour les bordés en orme des fonds qui étaient à changer ou manquant et le chêne le support de gouvernail. Après il faudra mettre les serres à l'intérieur, le bordé de bauquière en chêne dans les hauts, finir le ferrage de la quille avec un fer plat de 70mm de chaque côté et la ferrure de gouvernail, talon et crapaudine. Simultanément, préparer le support de gouvernail, faire usiner les douilles et crochet pour suspendre le gouvernail, préparer les bordés en sapin, et commencer le calfat. Ouf !!!! Calfat, qui sera l'occasion faire faire une porte ouverte au Chantier avant la mise à l'eau au début de l'été, si tout va bien...
Un point sur le volet administratif, on a reçu l'accord d'aide du CG14 et avec la Mairie de Port en Bessin la météo est au beau fixe. Nous allons solliciter des avances sur subventions pour pouvoir garnir un petit peu le compte, faire rentrer et payer  tout le précieux bois nécessaire à l'achèvement des travaux.
Apprécier le beau volume intérieur, devant le genou de Patrick, une de ces fameuses serres qui sera replacée. Maintenant vous savez ce que c'est !!

mardi 26 février 2008

Toujours des membrures !



Après une ultime vérification, dans un souci d'esthétisme et pour satisfaire le côté très maniaque du Président, on a retrouvé des membrures à revoir. Voilà qui n'arrange pas les deux charpentiers...;o)) Qu'à cela ne tienne, on travaille pour les générations futures, alors pour éviter les réflexions de la relève, on va faire ça bien ! Une semaine de perdue sur le planning initial, c'est pas très grave.
Patrick a donc repris gabarits et la tronçonneuse pour débiter "bataiolles" et "genoux" dans le reste des plateaux de chêne. Christophe ponce les membrures en place pour leurs donner une forme parfaite.
Côté mécanique, il semblerait que l'on ait trouvé un démarreur. Le moteur va donc prochainement pouvoir refaire de la fumée !
Côté trésorerie et secrétariat, Aurore a la situation en main. Les échanges avec les collectivités locales se passent bien. Espérons que les indispensables aides financières ne tardent pas trop. Autrement, on pourrait bien prendre plus de retard qu'avec les membrures...

J'en profite pour remercier les personnes qui nous ont envoyé adhésions et dons. Cela donnent motivation et courage à tous les bénévoles de l'association. Nous adresserons prochainement un courrier à ces généreux donateurs. Ils seront invités personnellement à la mise à l'eau. Ils auront la priorité pour prendre la barre lors des 1ères sorties en mer. Venez nous rencontrer au Chantier, voir la Jolie Brise, nous nous ferons vous expliquerons toute la restauration. Pour tout ceux qui ne peuvent pas venir nous voir, le site est là pour vous tenir informé.  N'hésitez pas à nous questionner nous vous répondrons avec plaisir.

vendredi 8 février 2008

Objectif les membrures !



Et oui le temps presse, en plus la belle n'arrête pas de sécher, il est temps qu'elle regnage l'eau pour regonfler.  Etape primordiale dans la restauration de la Jolie Brise, la remise en état des membrures. On change, on garde, on rallonge, on redouble, on refait juste la rehausse, on refait le genou. D'un jour à l'autre les choses peuvent évoluer...Les membrures sont généralement en 2 bouts et doublées, jointes entre elles par des chevilles à "bout perdu", simple tige de métal enfoncé à force. On les ajuste au mieux de l'intérieur. Au moment de reborder, le charpentier vérifiera qu'elles présentent "une bonne venue", pour avoir une forme parfaite et un assemblage ajusté. Après avoir fait des gabarits et les relevés d'angle, ce qui est source de chicaneries entre les charpentiers ;o)), Elles sont découpées dans les plateaux de chêne sommairement à la tronçonneuse, puis plus finement sur le scie à ruban à plateau oscillant. A bord, elles sont soigneusement ajustées au rabot et avec la petite scie circulaire "du grand père" en place dans le local. Après on pourra mettre en place les serres sur de hauteur, une bauquière pour recevoir les barrots du gaillard. Puis on recloutera avec allégresse les bordés, suivra le calfat. Patience, patience.

- page 2 de 4 -